| Le Gâtinais et le grès | Page1<<<Page 2<<<Page 3 |
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Le développement des rochers de grès parfois spectaculaire, le différencie du reste de l’Ile-de-France et des autres pays du Gâtinais. Affleurant sur environ 10 % des terres, le grès forme des paysages rocheux singuliers dans une région de plaine : une série de barres rocheuses orientées nord-ouest/sud-est entre Etampes et Nemours constitue un réseau de crêtes boisées qui cloisonne l’espace et de buttes-témoins qui composent des signaux-paysagers. La variété des formations gréseuses est décrite par un vocabulaire spécifique : tables, dalles, platières, calottes, pignons, chaos, blocs…Les rochers ont reçu des noms évocateurs : la Tortue, le Diplodocus, l’Eléphant… Cette pierre a suscité dès la préhistoire un "art du grès " qui s’exprime par de nombreux abris sous roches ornés de gravures originales, des mégalithes et des ateliers de taille (le grès étant utilisé localement à la place du silex au néolithique). Le Gâtinais bellifontain compte parmi les régions de référence pour l’archéologie préhistorique en France. L’extraction du grès se développa surtout à partir du XVIIe siècle et occupa des centaines d’ouvriers jusque’ en 1940. Ces carriers, en marge de la vie rurale, ont fortement marqué l’histoire de plusieurs communes (par exemple, 200 carriers travaillaient à Champcueil avant 1940). Le métier était très pénible, la poussière de grès provoquait une maladie des bronches (la silicose) appelée le rhume de Saint Roch, patron des carriers. De nombreuses rues de Paris sont pavées de grès du Gâtinais. > Voir l'origine du grès |
Cette pierre grise confère une unité au cœur des villages. Aujourd’hui, seules quelques carrières artisanales de pierre sont encore en activité. Mais depuis le début du siècle, l’exploitation industrielle des sables de Fontainebleau a ouvert de grandes carrières. Ce sable très pur en silice, utilisé pour la fabrication d’optiques de précision et de silicium métal, a une importance économique nationale. Les rochers de grès permettent la pratique de la varappe, escalade à basse altitude mais de haut niveau. Offrant de multiples difficultés, ils ont attiré des alpinistes chevronnés à partir de 1910. La varappe est un sport très pratiqué depuis les années 1960. Les principaux rochers d’escalade sont situés dans le massif de Fontainebleau dont les célèbres Trois Pignons et Dame Jouanne, les vallées de la Juine et de l’Essonne dont le site de Buthiers, et les rebords du plateau de Mondeville/Videlles.
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UNE CAMPAGNE EN RELATION ETROITE AVEC LA VILLE |
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| La villégiature parisienne se perpétue de nos jours par une proportion importante de résidences secondaires. L’agriculture, traditionnellement diversifiée, s’est tournée vers le touriste : près de 10 % des exploitations ont une activité d’accueil à la ferme (vente, gîtes…). La qualité des paysages du Gâtinais français en fait une terre d’élection pour les artistes, notamment peintres ou sculpteurs. Les villages ont fait l’objet d’efforts importants de restauration. | ||||||
| Texte tiré d'un article de Emmanuelle GUILMAULT "Au pays du miel, un parc qui fait mouche.", paru dans les Cahiers de l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région d'Ile de France | ||||||